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Virus Zika

Contexte

Depuis les années 1950, le virus Zika a été détecté de manière occasionnelle en Afrique et en Asie. Il a causé une épidémie en 2007 dans le sud-ouest de l’océan Pacifique. En 2015, ce virus est apparu en Amérique du Sud et en Amérique centrale où des cas ont été déclarés localement. Depuis, le virus Zika a continué à se propager dans les Amériques. En août 2016, les autorités sanitaires de la Floride ont annoncé la forte probabilité d’une transmission locale du virus Zika dans un secteur de Miami (Wynwood), au sud de la Floride, depuis le 15 juin 2016.

Pour connaître les pays touchés par le virus Zika, consultez le site Web de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Description

Le virus Zika est un virus qui est principalement transmis par la piqûre d’un moustique infecté. Le moustique qui transmet le plus souvent ce virus est très répandu dans le monde, mais il n’est pas présent au Canada, ni au Québec. Les conditions climatiques du Québec ne sont pas propices à son développement.

La période d'incubation du virus Zika est de 3 à 12 jours. La majorité des personnes infectées par ce virus (75-80 %) ne développent pas de symptômes. Lorsque le virus cause des symptômes, ceux-ci sont généralement bénins et durent de 2 à 7 jours. Les principaux symptômes sont les suivants :

  • fièvre peu élevée (38,5 °C ou moins);
  • douleurs musculaires ou articulaires avec possibilité de gonflement des articulations des mains et des pieds;
  • yeux rouges;
  • rougeurs sur la peau avec présence de petites bosses sur le visage et sur le corps;
  • faiblesse physique, un manque d'énergie et des maux de tête.

Bien que la majorité des personnes infectées par ce virus ne développent pas ou développent peu de symptômes, des experts affirment que le virus Zika cause, dans de rares cas, des maladies plus graves, telles que le syndrome de Guillain‑Barré (complication neurologique) et des anomalies congénitales (exemple : microcéphalie) chez l’enfant à naître de mères infectées par le virus pendant leur grossesse. 

Traitement

Actuellement, il n’existe aucun vaccin ou traitement contre l'infection au virus Zika. Des vaccins expérimentaux sont toutefois à l’étude.  La plupart des personnes infectées guérissent sans traitement. 

Transmission

En plus de la transmission par moustiques, la transmission sexuelle du virus, bien que relativement peu fréquente, a aussi été documentée. La transmission sexuelle peut se faire lors des relations sexuelles vaginales, anales et possiblement orales. La présence du virus Zika a été identifiée dans le sperme des hommes infectés jusqu’à plusieurs semaines suivant la maladie et dans les sécrétions génitales féminines pendant une dizaine jours après le début de la maladie. La fréquence et la durée réelle de l'élimination du virus dans les sécrétions génitales demeurent encore peu connues.

La transmission de ce virus, de la femme au fœtus, a aussi été observée pendant la grossesse.

Le virus Zika peut aussi se transmettre lors d’une transfusion sanguine. Toutefois, cette transmission est très rare. Par précaution, Héma-Québec a ajouté un nouveau critère d'admissibilité pour les donneurs de sang. Depuis le 7 février 2016, une personne ayant séjourné ailleurs que dans la portion continentale des États-Unis ou en Europe devra attendre 21 jours après son retour au Canada pour faire un don de sang. Cette mesure vise à prévenir les risques liés à la transmission du virus Zika, mais également ceux de virus similaires tels que les virus de la fièvre dengue et du chikungunya. 

Consultez le site de l’Agence de santé publique du Canada (ASPC) pour connaître la liste des pays touchés par le virus Zika

Surveillance du virus Zika au Québec

À la suite de l’émergence du virus Zika, l’OMS a sollicité la collaboration de tous les pays pour combler les lacunes au niveau des connaissances dans le contexte de cette situation qui est considérée comme une urgence de santé publique de portée internationale. Bien que l’infection par le virus Zika ne soit pas une maladie à déclaration obligatoire au Québec, celle-ci fait donc actuellement l’objet d’une vigilance accrue.

 Les cas d’infection au virus Zika confirmés par le Laboratoire de santé publique du Québec sont signalés aux autorités de santé publique régionales, qui communiquent avec les personnes infectées pour documenter les manifestations de la maladie, le lieu d’acquisition et le mode de transmission de la maladie.

En date du 22 août 2016, 36 cas d’infection au virus Zika ont été confirmés au Québec.

Situation au Canada

Selon l’Agence de santé publique du Canada (ASPC), le risque de contracter le virus Zika pour les Canadiens est faible et il se limite principalement à ceux qui voyagent ou qui vivent dans des régions où le virus circule. Au Canada, des cas du virus Zika ont été confirmés chez des personnes qui ont acquis leur infection à l’extérieur du pays, par transmission sexuelle ou par transmission materno-foetale.

Informations aux voyageurs

Les voyageurs qui visitent ou qui prévoient visiter les régions touchées devraient prendre diverses mesures individuelles pour prévenir les piqûres de moustiques, par exemple :

  • utiliser un chasse-moustiques;
  • porter des vêtements protecteurs (vêtements longs);
  • placer des moustiquaires aux portes et aux fenêtres.

Vous trouverez d’autres exemples de mesures pour prévenir les piqûres de moustiques dans la page Se protéger des piqûres de moustiques et de tiques.

Ces mesures protègent contre les piqûres de moustiques qui peuvent transmettre plusieurs maladies telles que le virus Zika, le chikungunya, la malaria, la dengue, etc.

Pour obtenir de l’information sur les pays touchés par une transmission par moustique du virus Zika, consultez le site de l’ASPC.

Pour prévenir la transmission sexuelle du virus, l’utilisation adéquate de méthodes barrières (ex. : condom) lors des relations sexuelles vaginales, anales et orales est aussi recommandée pour les voyageurs qui se rendront dans les régions où circule le virus Zika. L’utilisation du condom avec tout partenaire est recommandée pendant le voyage et, pour les hommes, jusqu’à six mois après leur retour de la zone affectée. Les experts américains des CDC recommandent également aux femmes d’envisager l’utilisation de méthodes barrières pour protéger leur partenaire sexuel pendant au moins huit semaines après leur départ de la zone affectée. Ces recommandations pourraient être révisées en fonction de l’évolution de la situation et des connaissances sur la maladie.

Aux voyageurs qui iront aux Jeux olympiques et paralympiques de 2016 à Rio de Janeiro au Brésil

L’ASPC a émis des recommandations particulières pour les voyageurs canadiens qui se rendront au Brésil, pour participer ou assister aux Jeux olympiques et paralympiques qui se tiendront à Rio de Janeiro, en août et en septembre 2016.

Précautions particulières

Femmes enceintes

L’ASPC recommande aux femmes enceintes de reporter tout voyage prévu dans un pays où il y a transmission du virus Zika, incluant la zone affectée dans le sud de la Floride. Si le voyage ne peut être reporté, ces femmes devraient en discuter avec le professionnel de la santé qui assure le suivi de leur grossesse. Elles doivent aussi appliquer rigoureusement les mesures de protection personnelle pour se protéger des piqûres de moustiques. À leur retour de voyage, une prise de sang pourrait être recommandée par leur médecin. Selon le résultat, un suivi de grossesse particulier pourrait leur être offert.

Compte tenu des connaissances actuelles concernant la transmission sexuelle du virus Zika, les CDC recommandent aux femmes enceintes d'utiliser une méthode barrière (par ex. : condom) lors de relations sexuelles vaginales, anales ou orales avec tout partenaire ayant voyagé dans une zone de transmission du virus Zika, et ce, pour toute la durée de la grossesse.

Femmes qui prévoient devenir enceintes et leur partenaire

L’ASPC recommande aux femmes qui planifient une grossesse de reporter tout voyage prévu dans un pays où il y a transmission du virus Zika, incluant la zone affectée dans le sud de la Floride.

Les femmes qui ne sont pas enceintes et qui voyagent dans une zone de transmission du virus Zika devraient utiliser une contraception efficace durant tout le voyage. Elles devraient aussi poursuivre la contraception jusqu’à deux mois après leur retour, pour éviter de devenir enceintes.

Puisque la présence du virus Zika a été identifiée dans le sperme jusqu’à plusieurs semaines après l'infection, les femmes désirant devenir enceintes et dont le partenaire a voyagé dans une zone de transmission du virus Zika devraient attendre six mois après le retour du partenaire avant d’avoir des relations sexuelles non protégées.

Ces recommandations pourraient être révisées en fonction de l’évolution de la situation et des connaissances sur la maladie.

Liens utiles

Dernière mise à jour : 23 août 2016, 14:42

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