Cancer colorectal

Description

Au Québec, le cancer colorectal est la 2e cause de décès par cancer chez les hommes et la 3e cause de décès par cancer chez les femmes. Ce cancer se forme dans le rectum ou le côlon, appelé « gros intestin ». Il se développe habituellement sur des polypes. Les polypes sont de petites masses de chair semblables à des verrues, qui poussent sur les parois internes du gros intestin.

Les polypes peuvent être bénins, sans conséquences, ou ils peuvent se transformer en cancer. La transformation d'un polype en cancer peut prendre plusieurs années.

Symptômes

Le cancer colorectal se développe généralement lentement, sans aucun symptôme apparent. S’ils se font sentir, les symptômes peuvent prendre les formes suivantes :

  • Un changement persistant dans les habitudes intestinales :
    • une diarrhée ou une constipation,
    • une sensation d'évacuation incomplète des selles, 
    • une douleur inhabituelle lors de l'évacuation des selles;
  • Des douleurs ou des malaises abdominaux, comme des maux de ventre, des gaz ou des ballonnements;
  • La présence de sang dans les selles (selles noires ou rouge vif);
  • Un saignement après l’évacuation des selles;
  • Une perte de poids inexpliquée;
  • Une sensation de très grande fatigue. 

Consulter un médecin

Si vous ressentez l’un des symptômes décrits précédemment depuis un certain temps, vous devriez alors consulter un médecin. Cependant, ces symptômes ne sont pas nécessairement causés par un cancer. D’autres problèmes de santé pourraient aussi en être la cause.

Traitements

Lorsqu’une personne reçoit un diagnostic de cancer colorectal, une équipe spécialisée en oncologie établit un plan de traitement personnalisé avec elle. Ce plan de traitement peut varier selon différents éléments, comme le type de cancer, son stade et l'état de santé de la personne. Le plan de traitement tient aussi compte des désirs et des préoccupations de la personne atteinte et ceux de sa famille.

Lorsque le cancer atteint le gros intestin, les principaux traitements offerts sont la chirurgie et la chimiothérapie. La radiothérapie peut être indiquée pour traiter le cancer du rectum. Le médecin peut prescrire un seul ou une combinaison de ces traitements.

Protection et prévention

Saines habitudes de vie

Le meilleur moyen de réduire votre risque de cancer colorectal est d'adopter de saines habitudes de vie :

  • Évitez de fumer;
  • Pratiquez chaque jour au moins 30 minutes d'activité physique d’intensité moyenne à élevée;
  • Adoptez de bonnes habitudes alimentaires :
    • limitez votre consommation d'alcool,
    • limitez votre consommation de viande rouge et de charcuteries (bacon, saucisse, saucisson, etc.),
    • mangez beaucoup de fruits, de légumes et de fibres,
    • choisissez de préférence des céréales à grains entiers;
  • Maintenez un poids santé.

Dépistage

Le dépistage du cancer colorectal vise à détecter le cancer à un stade peu avancé, avant que les signes et symptômes de la maladie apparaissent. Les chances de succès du traitement sont alors meilleures.

Le dépistage s’adresse surtout aux personnes à risque moyen. En effet, il est recommandé aux personnes de 50 à 74 ans à risque moyen (sans symptômes et sans autre facteur de risque) de passer un test de dépistage du cancer colorectal tous les 2 ans.

Informez-vous auprès de votre médecin pour savoir si vous devriez passer le test immunochimique de recherche de sang occulte dans les selles (RSOSi).

Personnes à risque

Risque moyen

L’âge est le facteur de risque le plus commun du cancer colorectal. En effet, le risque de cancer colorectal augmente à partir de l’âge de 50 ans. À partir de 50 ans, toutes les personnes ont donc un certain risque d’avoir un cancer colorectal. On appelle ce risque « risque moyen ».

Risque plus élevé

Quel que soit leur âge, certaines personnes courent plus de risques que d’autres d’avoir un cancer colorectal. Cela pourrait être notamment le cas des personnes :

  • qui ont déjà eu un cancer colorectal;
  • dont le père, la mère, le frère, la sœur ou l’enfant a eu un cancer colorectal;
  • qui ont déjà eu des polypes colorectaux;
  • qui ont certaines maladies des intestins comme la colite ulcéreuse ou la maladie de Crohn;
  • qui ont certaines maladies héréditaires comme la polypose adénomateuse familiale. 

Les personnes qui ont un risque plus élevé de cancer colorectal devraient consulter un médecin. Le médecin détermine la méthode de dépistage en fonction de la situation particulière de chaque personne.

Quelques chiffres

  • Au Canada, environ 1 personne sur 14 aura un cancer colorectal au cours de sa vie. 
  • Chaque année, plus de 6 600 Québécois reçoivent un diagnostic de cancer colorectal. 
  • Le cancer colorectal est la deuxième cause de décès par cancer chez les personnes de 50 à 74 ans. 
  • Au Québec, plus de 2 450 personnes décèdent chaque année des suites d’un cancer colorectal. 
  • Près de 95 % des cas de cancer colorectal apparaissent après l’âge de 50 ans.

Dernière mise à jour : 27 février 2017, 14:44

Avis

Saines habitudes de vie Dépistage du cancer colorectal Dépistage du cancer colorectal Changeons notre regard sur l'itinérance Changeons notre regard sur l'itinérance GAMF